La Fondation Bartimée

Actualités

25 juin 2010

Proposition d’une définition de la dépendance selon les participants au groupe prévention rechute, printemps 2010

En premier vient le plaisir, puis la chute, puis la vonlonté de se sortir de là.

La dépendance, c’est une horreur au quotidien, même si elle m’a permis de mettre fin à ces pensées si douloureuses, à mes noeuds à l’estomac, à ces voix dans ma tête; avec le toxique, je suis légère, les angoisses disparaissent,… au moins le temps d’une nuit.

La dépendance, c’est ma prison dans laquelle j’aurais pu m’y perdre et même y mourir si je n’avais pas entrepris de réagir. C’est un plaisir qui se transforme en obsession, en cauchemard, mais en même temps qui m’a aidé à communiquer avec les autres et à me calmer.

La dépendance a eu un impact grave sur mon corps, que j’ai essayé de cacher au regard des autres mais quelquefois, mon image ne m’importait guère, seul le produit comptait. Consommer m’a permis d’oublier mes problèmes, de les survoler, de les atténuer mais l’attérissage est pire que le produit car le quotidien est toujours le même.

Après tout ça, redevenir lucide n’arrange rien: les doutes, les délits, le manque, le passé et ses blessures sont toujours présents.

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